Il y a quelques semaines, je vous parlais du concours ARTE Tandems sur les jumelages. Aujourd'hui, la première partie du concours est terminée et le jumelage de Valence Biberach est dans les finalistes !
Avec plus de 2 900 votes, le jumelage de Valence arrive à la 16ème place. La concurrence a été très rude et après avoir été un temps dans le top 5, le jumelage de Valence s'est fait dépassé par de nombreuses petites villes. Car la grande majorité des finalistes sont des petites comunes de moins de 20 000 habitants. A ce titre, Valence est la plus grande ville présente dans les finalistes, après la ville de Brest en Bretagne.
Mais surtout, arrivent en 2ème et 3ème position respectivement les jumelages de St Peray et de Guilherand-Granges !Plus de 25 000 votes pour St Peray, pas mal pour une ville de 7 000 habitants !
Les grands gagnants du concours sont donc les jumelages de l'agglomération de Valence et plus globalement les jumelages de Drôme Ardèche, 7 au total sur 32 finalistes !
Merci à toutes les personnes qui ont voté pour le jumelage de Valence ! Et bravo à tous les autres finalistes !
Le traité de l'Elysée a t'il des failles ? 50 ans après, Le Monde dresse un bilan des grandes failles du traité. La preuve qu'il reste encore beaucoup à faire dans les relations franco-allemande !
LE MONDE GEO ET POLITIQUE |
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Par Frédéric Lemaître - Berlin, correspondant
Dix ans après avoir
été réunis à Versailles, les députés français et allemands se
retrouveront le 22 janvier au Bundestag pour célébrer en grande pompe le
50e anniversaire du traité de l'Elysée. Cette rencontre
spectaculaire sera précédée d'un conseil des ministres commun à la
chancellerie, autour d'Angela Merkel et de François Hollande.
Les deux chefs d'Etat publieront à cette occasion une "déclaration du
cinquantenaire" qui devrait réaffirmer la volonté des deux pays de poursuivre cette collaboration à nulle autre pareille mais devrait comporter
peu d'engagements concrets. Face à des socialistes français plein
d'allant, les Allemands sont restés sur la réserve. Non sans raison.
Il serait aujourd'hui cruel de dresser un bilan de la longue déclaration - pas moins de 43 paragraphes - publiée il y a dix ans par Jacques Chirac et Gerhard Schröder.
Angela Merkel n'attache d'ailleurs pas forcément moins d'importance à
cet anniversaire que François Hollande. Symboliquement, la première y a
fait référence dans ses voeux le 31 décembre. Pas le second.
On ignore ce que Charles de Gaulle et Konrad Adenauer auraient pensé de cette postérité. On sait que, pour de Gaulle, les traités étaient comme des roses ou des jeunes filles - "Ça dure ce que ça dure". Néanmoins, il aurait comparé celui-ci à une roseraie qui saurait fleurir tant qu'on en prendrait soin. Or, le moins que l'on puisse dire est que les jardiniers ont mis du temps à entretenir la roseraie. En 1965, de Gaulle qualifie même le traité de "cordiale virtualité".
La France et l'Allemagne n'avaient pas la même vision de l'Europe. Avant de ratifier le traité, les députés allemands ont d'ailleurs exigé de le faire précéder d'un "préambule castrateur", selon l'expression d'Hélène Miard-Delacroix, auteure du livre Le Défi européen. De 1963 à nos jours
(Presses universitaires du Septentrion, 2011). Alors que de Gaulle veut
une Europe qui s'émancipe des Etats-Unis et que lui-même s'oppose à
l'entrée de la Grande-Bretagne
dans l'Europe communautaire, le préambule indique que les objectifs de
la République fédérale d'Allemagne restent inchangés, notamment "une association étroite entre l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique" et l'unification européenne "en y associant la Grande-Bretagne". Difficile de prendre davantage ses distances avec la politique gaulliste.
D'ailleurs, l'actualité récente montre que le traité aujourd'hui
célébré sur tous les tons est loin d'être appliqué. Celui-ci concerne
explicitement trois domaines : les affaires étrangères, la défense, l'éducation et la jeunesse. Sur le premier point, les deux gouvernements s'engagent à se consulter"avant toute décision, sur toutes les questions importantes de politique étrangère (...), en vue de parvenir autant que possible à une position analogue".
Il est également fait état d'une "étroite coopération" concernant "l'aide aux pays en voie de développement". Des votes à l'ONU sur l'intervention en Libye
(2011) ou sur la reconnaissance d'un Etat palestinien (2012), à la
concurrence que se livrent les deux pays sur la scène internationale,
les exemples du chacun pour soi sont légion, et pas uniquement ces
dernières années.
La coopération économique est également traitée dans le chapitre "Affaires étrangères". On y lit que les deux pays "étudieront en commun les moyens de renforcer
leur coopération dans d'autres secteurs (...) tels que la politique
agricole et forestière, la politique énergétique, les problèmes de
communication et de transport"... Un demi-siècle plus tard, le
sujet reste d'actualité. Les infrastructures et la politique énergétique
commune figurent en bonne place au rayon des serpents de mer européens.
Sur le deuxième thème, la défense, c'est pire. Vu les désaccords entre de Gaulle et les Allemands sur l'OTAN, il ne pouvait être question d'aller très loin en matière de coopération. Néanmoins, les deux pays doivent "s'attacher à rapprocher leurs doctrines en vue d'aboutir à des conceptions communes" et "s'efforcer d'organiser un travail en commun dès le stade de l'élaboration des projets d'armement". Hormis la brigade franco-allemande et la création d'EADS, tout ou presque reste à faire. Ironie de l'histoire : sur ce sujet gaullien par excellence, Paris est désormais plus proche de Londres que de Berlin.
Reste le troisième point : l'éducation et la jeunesse. Les deux pays devaient "s'efforcer de prendre des mesures concrètes en vue d'accroître le nombre d'élèves" qui apprennent la langue de l'autre. Enfin, un dernier paragraphe prévoit la création d'un organisme pour multiplier
les échanges des jeunes entre l'Allemagne et la France. Aujourd'hui,
dans les deux pays, l'idiome de l'autre n'est plus que la troisième
langue étrangère étudiée, loin derrière l'anglais mais aussi l'espagnol.
Concrètement, du programme présenté dans le traité, seul le dernier
paragraphe, celui sur l'Office franco-allemand pour la jeunesse, a
réellement été mis en place.
Pourquoi célébrer aujourd'hui un texte qualifié par certains de "mort-né"
? Parce que, en fait, le programme ne constitue que le second point du
traité. Le premier concerne l'organisation des relations
franco-allemandes. Il multiplie des consultations régulières à tous les
niveaux : des chefs d'Etat aux responsables de la jeunesse et des
sports. De l'avis des intéressés, ce cadre contraignant a constitué un
élément essentiel de la mise en oeuvre du moteur franco-allemand. Un
élément pas toujours suffisant pour éviter au fameux moteur de tousser mais toujours nécessaire pour le fairetourner.
Entre son arrivée au pouvoir en 1982 et la chute du mur de Berlin en 1989, Helmut Kohl
a ainsi rencontré François Mitterrand soixante-quatorze fois. En
moyenne, les deux dirigeants se voyaient ou se parlaient tous les vingt
jours. Depuis son arrivée à l'Elysée, le 15 mai, François Hollande a
rencontré la chancelière à quatorze reprises (dix rencontres
internationales souvent précédées d'un tête-à-tête et quatre visites
officielles). Leurs échanges téléphoniques ne font plus
qu'exceptionnellement l'objet d'une communication.
Moins de vingt ans après la fin de la seconde guerre mondiale, "l'acte lui-même devait dépasser le contenu du traité", résume
Hélène Miard-Delacroix. Mais, en raison même de ce passé douloureux,
suivi de cette réconciliation unique au monde, en raison aussi de leur
poids en Europe mais également des différences culturelles entre les
deux Etats, la France et l'Allemagne ont toujours été à l'origine des
impulsions décisives données à la construction européenne.
Tout oppose ces deux pays : l'histoire, la géographie (l'un regarde
vers l'est, l'autre vers le sud), l'organisation politique (l'un est un
Etat fédéral, l'autre incarne l'Etat jacobin), le modèle social (l'un ne jure que par le consensus, l'autre est fier de son passé révolutionnaire), l'importance de la religion...
Si, malgré ces divergences, France et Allemagne s'entendent, il y a
de fortes chances qu'une bonne partie des autres pays européens s'y
retrouvent. "Certes, il serait souvent plus facile pour nous de parvenir à un accord avec les Pays-Bas, mais cela risque d'avoir moins d'impact", reconnaît en plaisantant un conseiller d'Angela Merkel.
Alors qu'aujourd'hui les tensions sont à nouveau palpables entre la
France et l'Allemagne, la simple mise en oeuvre du traité signé il y a
cinquante ans constituerait en fait un réel pas en avant.
Le 22 janvier approche, date des 50 ans du Traité de l’Élysée. Les festivités vont commencer dans toute la France et l'Allemagne, et même dans d'autres pays comme le montre la carte des manifestations franco-allemandes : http://elysee50.de/-Annee-franco-allemande,1299-.html
Dans un précédent article, je vous présentais le programme des festivités des 50 ans du Traité de l’Élysée à Valence. Aujourd'hui, voici l'une des conséquences concrètes pour Valence, la signature du jumelage avec Biberach en 1967 !
Car s'il y avait déjà des jumelages avant 1963, ils se sont multipliés à grande vitesse les années suivantes. A Valence, c'est en 1967 que le jumelage a été signé avec la ville de Biberach dans le Baden-Würtemberg, sous l'impulsion des maires de l'époque, M. Perdrix pour Valence et M. Hoffman pour Biberach.
Pour l'époque, c'était un geste fort. A peine 20 ans après la 2ème Guerre Mondiale, les blessures sont toujours présentes et les Français ont encore un ressentiment anti-allemand fort. A travers la signature du jumelage, les maires de Valence et Biberach souhaitent tourner la page de la guerre et lier d'amitié les habitants des deux villes pour construire l'Europe de demain.
Ci-dessous les photos de la signature du jumelage entre Valence et Biberach. Le début d'une belle histoire entre les deux villes.
Et à Valence, nous aurons bien sûr plusieurs manifestations. En particulier une conférence très importante organisée par la Ville de Valence et le Comité de Jumelage, à laquelle nous vous invitons à venir nombreux !
50 ans du traité de l’Elysée Bilan et perspectives de 50 ans d’amitié entre la France et l’Allemagne
Lundi 21 janvier 2013 A 18h, salle des mariages Mairie de Valence
Avec la participation de :
· M. Seebode, Consul Général d’Allemagne à Lyon
· M. Schiller, Club d’Affaire Franco-Allemand de Rhône-Alpes
· M. Morin, Maison de l’Europe et des Européens
Cette conférence sera suivie d’un verre de l’amitié.
Contexte :
En 2013, la France et l’Allemagne célèbrent 50 ans d’amitié avec les 50 ans de la signature du Traité de l’Elysée. Ce traité signé par De Gaulle et Adenauer moins de 20 ans après la Seconde Guerre Mondiale tournait la page de siècles de guerres entre les deux pays pour construire une amitié franco-allemande. L’une des réalisations les plus importantes de ce traité est la création de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, qui a permis à plus de 8 millions de jeunes de découvrir l’autre pays.
De 1963 à 2013, la relation entre la France et l’Allemagne a beaucoup évolué et a traversé de nombreuses épreuves. Economie, politique, culture, sport, associations, les deux pays sont aujourd’hui étroitement lié l’un à l’autre et sont les moteurs de l’Europe.
En 2013, quel bilan pour les 50 ans du traité de l’Elysée, quel impact et à l’heure où l’Europe subit une crise profonde, quelles perspectives pour les 50 prochaines années ?
Personne ne les attendait et pourtant ils sont là. En ce début 2013, l'émission Nouvelle Star est repartie en France et en Allemagne !
Et des deux côtés du Rhin, c'est un jury renouvelé qui va auditionner les milliers d'apprentis artistes.
Côté français, la nouvelle est Maurane, une chanteuse de variété française connue pour notamment son duo "Tu es mon autre" avec Lara Fabian et avec une très longue carrière. Une voix reconnue et appréciée en France qui représente l'expérience et la technique vocale avec un certain côté maman.
Côté allemand, c'est le grand retour de Bill Kaulitz (et de son frère jumeau Tom) en Allemagne. Ça ne vous dit rien ? Et pourtant, Bill est le chanteur du célèbre groupe allemand "Tokio Hotel" qui a cartonné à travers l'Europe et dans le monde dans les années 2000. Un fait assez rare car Tokio Hotel chante en allemand. Même en France, le groupe a vendu des millions d'albums. Plutôt discret ces dernières années, Bill revient transformé et représente dans le jury de la Nouvelle Star la jeunesse et l'expérience de l'international.
Une même émission et pourtant des choix de jury très différents. Si Maurane est une figure de la chanson française, sa présence à la Nouvelle Star en a surpris plus d'un, l'émission étant plutôt populaire chez les jeunes, un public différent que celui de Maurane touche traditionnellement, ce qui néanmoins ne l'empêche pas d'avoir su trouver sa place. Bill Kaulitz en revanche joue de sa popularité auprès des jeunes pour relancer une émission qui devient un peu routinière en Allemagne après 10 ans de show annuel.
Des deux côtés en revanche, autant Maurane que Bill Kaulitz sont des ambassadeurs de leurs langues respectives. Maurane chante en français et Bill Kaulitz en allemand. Dans des émissions où plus de la moitié des participants se croient obligés de chanter en anglais pour réussir, autant côté français qu'allemand, c'est une (petite?) lueur d'espoir de contrebalancer l'omniprésence de l'anglais.
A quand un duo franco-allemand entre Maurane et Bill Kaulitz ? Ca serait original pour les 50 ans de l'amitié franco-allemande !
En 2013, la ville de Malmö en Suède accueille le grand concours de l'Eurovision. Qui succédera à Loreen et son titre Euphoria ? Voici ci-dessous toutes les chansons de l'Eurovision 2013 ! Quelle est votre chanson favorite ?
[La liste sera actualisée au fur et à mesure que toutes les chansons seront connues]
Albanie - Adrian Lulgjuraj / Bledar Sejko - Identitet
Allemagne - Cascada - Glorious
Arménie - Dorians - Lonely Planet
Autriche - Natalia Kelly - Shine
Azerbaïdjan - Farid Mammadov - Hold Me Belgique - Roberto Bellarosa - Love Kills
Biélorussie - Alyona Lanskaya - Solayoh
Bulgarie - Elitsa & Stoyan - Samo Shampioni
Croatie - Klapa s Mora - Mižerja
Chypre - Despina Olympiou - An Me Thimáse
Danemark - Emmelie de Forest - Only teardrops
Espagne - ESDM - Contigo Hasta El Final (With You Until The End) Estonie - Birgit Õigemeel - Et Uus Saaks Alguse
Finlande - Krista Siegfrids - Marry Me
France - Amandine Bourgeois - L'Enfer Et Moi
Géorgie - Nodi et Sophie - Waterfall
Grèce - Koza Mostra & Agathon Iakovidis - Alcohol Is Free
Hongrie - ByeAlex - Kedvesem
Israël - Moran Mazor - Rak bishvilo
Italie - Marco Mengoni - L'Essenziale
Irlande - Ryan Dolan - Only Love Survives
Islande - Eyþór Ingi Gunnlaugsson - Ég á Líf
Lettonie - PeR - Here we go
Lituanie - Andrius Pojavis - Something
Malte - Gianluca Bezzina - Tomorrow
Macédoine - Esma & Lozano - Pred Da Se Razdeni
Moldavie - Aliona Moon - O Mie
Montenégro - Who See - Igranka
Norvège - Margaret Berger - I Feed You My Love
Pays-Bas - Anouk - Birds
Roumanie - Cesar - It's My Life
Russie - Dina Garipova - What If
San Marin - Valentina Monetta - Crisalide
Serbie - Moje 3 - Ljubav je svuda
Suède - Robin Stjernberg - You Royaume-Uni - Bonnie Tyler - Believe in me
Après le vieillissement actif et le dialogue intergénérationnel, 2013 est l'année européenne des citoyens !
En effet, en 2013, nous fêtons les 20 ans du Traité de Maastricht, le traité qui a créé officiellement la citoyenneté européenne. Depuis 20 ans, tout habitant d'un pays de l'Union Européenne a la nationalité européenne en plus de la nationalité de son pays.
Hélas, peu de gens connaissent les droits que leur offre l'Union Européenne en tant que citoyen européen. C'est la raison d'être de cette année européenne des citoyens : Sensibiliser les citoyens à la citoyenneté européenne et à leur droit et créer un débat citoyen autour du futur de l'Europe. De plus, l'enjeu est de préparer les citoyens aux élections européennes de 2014.
Et en ces temps de crise en Europe, c'est un bon signe de mettre en avant les citoyens, bien trop souvent oubliés dans la construction européenne...